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ÉGLISE EN MARTINIQUE du 7 avril 2024 – n° 679 11
Miséricorde Divine révélée :
message de sainte Faustine et héritage de saint Jean Paul II
Témoignage pour « l’apostolat de la Miséricorde Divine en Martinique »
T
rès chers frères et sœurs,
Nous avons tous constaté
à quel point notre société
contemporaine est chamboulée. Plus
besoin de détailler les bouleversements
dans le domaine de l’éducation,
professionnel, et même religieux par
rapport au début du 20e siècle. Sachez
qu’il en était de même à l’époque de
sainte Faustine. Après la Première
Guerre mondiale, tant de familles
ont été détruites à cause des décès,
des blessures physiques mais aussi à
cause des souffrances psychologiques.
Beaucoup de relations familiales ont
été détruites. Les relations politiques
internationales étaient très détériorées
dans l’entre deux guerres. Le manque
d’amour, le manque de pardon et le fort
dégoût du prochain annonçaient déjà
le deuxième grand conflit mondial. C’est
pour cette raison que Jésus est apparu
à Sr Faustine. C’est pour nous révéler la
grandeur de sa Miséricorde.
Le 22 février 1931, au monastère de
Plock, Jésus s’est révélé à une simple
Polonaise, Helena Kowalska, encore
appelée Sr Faustine, afin de nous aider
à connaître la profondeur de son amour.
Le Seigneur ne cesse de nous interpeller
et de nous dire : « Je t’aime mon enfant,
reviens à moi. »
Ce tableau qu’il a fait peindre est un
signe d’amour qui nous rappelle que
tant que nous sommes vivants, l’heure
du jugement n’a pas sonné. Nous
devons adorer notre Seigneur, dire notre
chapelet, faire la neuvaine à la Divine
Miséricorde constamment pour le louer,
et lui déclarer notre amour, mais aussi à
nos frères et sœurs.
Dieu a tant aimé le monde, qu’il nous
a donné son fils unique. Il est le Dieu
unique, seul Seigneur qui s’est laissé
mourir sur la croix pour nous sauver de
nos péchés. La Croix de Jésus est l’Arbre
de la Vie. Jésus est le fruit de cet arbre,
l’Agneau de Dieu qui nous est offert.
Dans sa miséricorde, Dieu nous offre ce
fruit dans l’Eucharistie qui donne la Vie
éternelle à celui qui le mange.
Notre Seigneur est rempli de Miséricorde.
Il veut la partager avec nous, afin que
nous soyons à sa ressemblance et
que nous devenions les vrais enfants
de Dieu. Il voit notre détresse et jette
un regard de compassion envers
notre misère. Dieu nous aime et nous
a donné comme commandement de
nous aimer, de pardonner sans cesse,
d’être miséricordieux, à son image. Il
nous laisse à travers sainte Faustine un
commandement d’Amour que nous
devons poursuivre inlassablement.
La fête de la Miséricorde, une semaine
après Pâques, nous rappelle que Dieu
est là chaque jour, qu’il veut nous aider
et nous accompagner à chaque instant
de nos vies. Sur le tableau de Jésus
miséricordieux, nous regardons les
mains et les pieds transpercés du Christ,
les rayons rouge et blanc représentants
le sang et l’eau versés pour nos péchés
et nous répétons inlassablement, « Par
ta douloureuse passion, prends pitié de
nous et du monde entier… Et… Jésus,
j’ai confiance en toi… ». Nous sommes
invités à avoir tous à la maison une copie
de ce tableau, que nous devons vénérer
en priant le chapelet et en commençant
la neuvaine le jour de sa mort.
Frères et sœurs, Jésus nous aime. Par
l’intercession de notre Saint-Père , le pape
Jean-Paul II, qui a instauré cette grande
fête après Pâques, et qui a bénéficié de la
miséricorde de Dieu lors de son attentat
à Rome le 13 mai 1981, demandons
au Seigneur de nous aider à l’adorer,
à aimer notre prochain, à pardonner
et à vivre l’Amour en enfant de Dieu.
Saint Jean-Paul II nous invite à vivre la
Miséricorde Divine quotidiennement,
dans nos relations familiales, amicales et
professionnelles, à donner, à pardonner,
à faire preuve de charité, à aimer. Il nous
demande de suivre la volonté du Christ
et de construire avec nos frères et sœurs
une civilisation d’amour et d’espérance.
Nous rendons grâce à Dieu, pour
la présence dans notre diocèse du
mouvement « Apostolat de la Miséricorde
Divine », composé de 18 groupes. Son
rôle est de se laisser former par Jésus
pour devenir, à l’image de Ste Faustine,
Apôtre de la Miséricorde.
Père Jan Mielewski, curé du François■
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