Faites des enfants


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lundi 1 janvier 2024
Diocèse de Martinique

Jadis, la société, les familles, les parents, les couples ne doutaient pas une seconde de la valeur de la vie. Chaque vie représentait une bénédiction.

Jadis, la société, les familles, les parents, les couples ne doutaient pas une seconde de la valeur de la vie. Chaque vie représentait une bénédiction. La plupart des grossesses étaient des promesses. On bénissait Dieu pour chaque naissance. Lorsqu’un petit d’homme s’annonçait, même dans des conditions difficiles, même dans des circonstances honteuses… il était synonyme de bonheur, d’espérance, de prospérité. Nul n’avait oublié que la première fois que Dieu s’était adressé à l’homme et à la femme, c’était pour les bénir et leur donner ce commandement : « Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la » (Gn 1,28). Ainsi allait le monde.

Mais voilà, dans l’occident postchrétien, une immense entreprise anti-vie, manigancée au départ par quelques groupuscules obscures et anti chrétiens, s’est répandue dans la politique, dans l’éducation, à l’université, dans les arts et les médias... (Le phénomène est particulièrement violent en Martinique).

Les obstacles à la vie se sont multipliés et chaque nouvel enfant est synonyme de parcours de combattant pour les futurs parents.

Les dieux de l’économie, sans pitié, imposent aux familles une équation simple : des enfants en plus = du pouvoir d’achat en moins. L’être humain n’est plus un mystère sacré et gratuit mais un outil de production économique ou une charge sociale.

L’enfant dans le ventre de sa mère est considéré comme le « choix d’une femme à disposer de son corps » et non comme un être humain qui « a droit à la vie » de façon inaliénable (Déclaration universelle des droits humains, article 3). 

Le réchauffement climatique, provoqué par le gaspillage avide des quelques peuples les plus riches, donne un prétexte facile à ceux qui cherchent à convaincre les gens que la vie humaine est une mauvaise chose.

Le corps médical, terrorisé par les procès, encourage les interruptions de grossesse au moindre doute sur la santé du foetus.

L’idéologie de l’humanisme athée qui avait soi-disant placé l’Humain au sommet de la hiérarchie universelle considère désormais l’humanité comme le cancer de la planète. Beaucoup de nouvelles naissances sont maudites comme un danger liberticide, une honte pour la femme, une entrave dans l’existence de ses proches, un péril pour le bien-être des autres enfants…

Tant de couples, contraints par toute sorte de pression sociale, financière, médicale, enfumés par la culture de mort, se laissent docilement imposer un modèle dictatorial, avec un animal de compagnie à la place de l’enfant !

A l’échelle de la Martinique, colonisée par ces idéologies, l’effondrement démographique et sociétal est accéléré. Nul besoin de microscope pour voir le pays se vider, les familles s’étioler, les divisions se multiplier, l’individualisme des enfants gâtés se répandre, la foi s’éteindre, d’autres peuples plus féconds aménager et oeuvrer, les personnes âgées vieillir seules, la violence urbaine s’installer, le respect, la générosité ou la culture disparaître et, avec eux, le bonheur du vivre ensemble. Adopter les idées anti-vie c’est faire une oeuvre démoniaque. 

La solution est simple et naturelle. Pour ceux qui le peuvent, il s’agit de faire des enfants et d’encourager les jeunes à en avoir. Écouter de nouveau la sagesse profonde et naturelle du commandement divin. Avoir la force de traverser le rideau grisâtre des pluies acides et des mensonges de notre société. Seuls ceux qui se laisseront pousser par l’Esprit pourront être féconds. Car la vie est une affaire spirituelle, elle relève de la Grâce. Donner la vie, c’est répondre à l’appel de la Grâce. C’est l’appel auquel répondit la Vierge- Marie, appel à faire confiance à la Providence divine, à donner naissance et à mettre au monde l’Auteur de la Vie. 

Mes amis, si vous le pouvez, faites des enfants ! Ainsi commence la fraternité.

+ Fr David Macaire, Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France ■

Jadis, la société, les familles, les parents, les couples ne doutaient pas une seconde de la valeur de la vie. Chaque vie représentait une bénédiction. La plupart des grossesses étaient des promesses. On bénissait Dieu pour chaque naissance. Lorsqu’un petit d’homme s’annonçait, même dans des conditions difficiles, même dans des circonstances honteuses… il était synonyme de bonheur, d’espérance, de prospérité. Nul n’avait oublié que la première fois que Dieu s’était adressé à l’homme et à la femme, c’était pour les bénir et leur donner ce commandement : « Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la » (Gn 1,28). Ainsi allait le monde.

Mais voilà, dans l’occident postchrétien, une immense entreprise anti-vie, manigancée au départ par quelques groupuscules obscures et anti chrétiens, s’est répandue dans la politique, dans l’éducation, à l’université, dans les arts et les médias... (Le phénomène est particulièrement violent en Martinique).

Les obstacles à la vie se sont multipliés et chaque nouvel enfant est synonyme de parcours de combattant pour les futurs parents.

Les dieux de l’économie, sans pitié, imposent aux familles une équation simple : des enfants en plus = du pouvoir d’achat en moins. L’être humain n’est plus un mystère sacré et gratuit mais un outil de production économique ou une charge sociale.

L’enfant dans le ventre de sa mère est considéré comme le « choix d’une femme à disposer de son corps » et non comme un être humain qui « a droit à la vie » de façon inaliénable (Déclaration universelle des droits humains, article 3). 

Le réchauffement climatique, provoqué par le gaspillage avide des quelques peuples les plus riches, donne un prétexte facile à ceux qui cherchent à convaincre les gens que la vie humaine est une mauvaise chose.

Le corps médical, terrorisé par les procès, encourage les interruptions de grossesse au moindre doute sur la santé du foetus.

L’idéologie de l’humanisme athée qui avait soi-disant placé l’Humain au sommet de la hiérarchie universelle considère désormais l’humanité comme le cancer de la planète. Beaucoup de nouvelles naissances sont maudites comme un danger liberticide, une honte pour la femme, une entrave dans l’existence de ses proches, un péril pour le bien-être des autres enfants…

Tant de couples, contraints par toute sorte de pression sociale, financière, médicale, enfumés par la culture de mort, se laissent docilement imposer un modèle dictatorial, avec un animal de compagnie à la place de l’enfant !

A l’échelle de la Martinique, colonisée par ces idéologies, l’effondrement démographique et sociétal est accéléré. Nul besoin de microscope pour voir le pays se vider, les familles s’étioler, les divisions se multiplier, l’individualisme des enfants gâtés se répandre, la foi s’éteindre, d’autres peuples plus féconds aménager et oeuvrer, les personnes âgées vieillir seules, la violence urbaine s’installer, le respect, la générosité ou la culture disparaître et, avec eux, le bonheur du vivre ensemble. Adopter les idées anti-vie c’est faire une oeuvre démoniaque. 

La solution est simple et naturelle. Pour ceux qui le peuvent, il s’agit de faire des enfants et d’encourager les jeunes à en avoir. Écouter de nouveau la sagesse profonde et naturelle du commandement divin. Avoir la force de traverser le rideau grisâtre des pluies acides et des mensonges de notre société. Seuls ceux qui se laisseront pousser par l’Esprit pourront être féconds. Car la vie est une affaire spirituelle, elle relève de la Grâce. Donner la vie, c’est répondre à l’appel de la Grâce. C’est l’appel auquel répondit la Vierge- Marie, appel à faire confiance à la Providence divine, à donner naissance et à mettre au monde l’Auteur de la Vie. 

Mes amis, si vous le pouvez, faites des enfants ! Ainsi commence la fraternité.

+ Fr David Macaire, Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France ■

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