Donnez au Denier de l’Eglise


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dimanche 10 mars 2024
Diocèse de Martinique

Et lisez 2 Corinthiens 9 ! A contrario, la pauvreté de la communauté est une honte pour ses membres ! Aujourd’hui, l’Eglise diocésaine manque cruellement de moyens pour venir en aide aux nécessiteux, entretenir ses églises, améliorer ses installations et ses équipements, former ses serviteurs, s’adapter au monde, éduquer ses jeunes, soutenir ses artistes, monter de nouveaux projets… L’annonce de l’Evangile en souffre !

Contrairement à ce que beaucoup prétendent, notre Eglise est pauvre. Pour un consacré ou une consacrée à l’Eglise, la pauvreté personnelle est une bonne chose. Elle est un moyen de ne pas se laisser pervertir par l’argent et les biens matériels. C’est une grâce, une façon d’imiter Jésus et un chemin de liberté contre la tentation de servir Mammon. C’est pourquoi, le clergé catholique mène une vie simple. C’est une gloire et un choix de compter avant tout sur Dieu.

Je félicite nos prêtres de se contenter du nécessaire pour eux-mêmes et pour leur mission. Ils reçoivent une « juste subsistance » (canon § 384) et ne cherchent pas à être riches, comme certains leaders religieux. D’ailleurs, bien des clercs qui se sont enrichis personnellement ont perdu leur âme. Le premier fut Juda.

A contrario, la pauvreté de la communauté est une honte pour ses membres ! Aujourd’hui, l’Eglise diocésaine manque cruellement de moyens pour venir en aide aux nécessiteux, entretenir ses églises, améliorer ses installations et ses équipements, former ses serviteurs, s’adapter au monde, éduquer ses jeunes, soutenir ses artistes, monter de nouveaux projets… L’annonce de l’Evangile en souffre ! Certains fidèles savent se montrer généreux dans des rassemblements, des pèlerinages, des communautés, mais non au profit des paroisses et du diocèse.

Pourtant, la Parole de Dieu fait du don une source de bénédiction, et rappelle que « à semer trop peu, on récolte trop peu, à semer largement on récolte largement » (2Co 9, 6). A tous, je rappelle donc, en ce carême, quelques principes de l’offrande dans l’Eglise :

• Le Denier de l’Eglise est l’offrande principale du chrétien (fidèle ou clerc). Le Denier atteste de l’appartenance du donateur (quel que soit son niveau de revenu ou sa qualité) à la famille des baptisés. C’est une contribution financière régulière, officielle et substantielle à la vie de l’Eglise. La quête couvre les dépenses courantes des paroisses ; les offrandes du casuel (baptêmes, mariages, funérailles) couvrent les frais liturgiques ; les legs sont un acte de justice et de bonté pour la famille chrétienne qui nous accompagne dans la vie, dans la mort et au-delà. Le Denier reste l’acte principal de communion : une façon d’aimer et de servir Dieu et son prochain. Cela doit coûter, sans se ruiner. Si on n’offre que de son superflu, ce n’est pas de l’amour.

• Le Denier est un sacrifice libre et généreux qui plait à Dieu. A l’exemple d’Abel, on donne parce que Dieu est bon et digne de notre confiance. On s’en remet à Lui. Avant les paroles et la pratique, c’est un acte qui témoigne de la confiance en la bénédiction divine pour soi-même et pour sa famille. Il ne s’agit pas d’abord de faire plaisir au clergé, même si celui-ci est appelé à encourager ce geste ! Le Denier de l’Eglise est un acte spirituel de foi, de charité, et d’espérance qui nécessite « une vraie largesse et non une mesquinerie » (2 Co 9, 5). C’est pour cela que ceux qui donnent, en se privant d’une partie de leur nécessaire, éprouvent une véritable joie, et ne manquent jamais de rien. Ce don est un acte de libération, une bénédiction.

• Le Denier est un soutien matériel et moral aux actions de l’Eglise. Comme dans toute communauté humaine, c’est une cotisation qui permet de faire vivre la mission de l’Eglise et de soutenir ses actions et ses serviteurs. On donne donc pour financer et soutenir concrètement les oeuvres de l’Eglise, qui sont d’abord celles de Dieu, en ce monde. L’offrande du Denier de l’Eglise est donc un acte d’une grande maturité spirituelle. C’est le fait des fils et filles de Dieu qui prennent part au Royaume et entrent vraiment dans le plan du Père. L’Eglise n’est pas un service public du religieux et ne reçoit aucune subvention. Elle ne vit matériellement et spirituellement que de la générosité de chacun d’entre nous.

Donnez au Denier de l’Eglise. Ainsi commence la fraternité ! 

+ Fr David Macaire, Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France ■

Contrairement à ce que beaucoup prétendent, notre Eglise est pauvre. Pour un consacré ou une consacrée à l’Eglise, la pauvreté personnelle est une bonne chose. Elle est un moyen de ne pas se laisser pervertir par l’argent et les biens matériels. C’est une grâce, une façon d’imiter Jésus et un chemin de liberté contre la tentation de servir Mammon. C’est pourquoi, le clergé catholique mène une vie simple. C’est une gloire et un choix de compter avant tout sur Dieu.

Je félicite nos prêtres de se contenter du nécessaire pour eux-mêmes et pour leur mission. Ils reçoivent une « juste subsistance » (canon § 384) et ne cherchent pas à être riches, comme certains leaders religieux. D’ailleurs, bien des clercs qui se sont enrichis personnellement ont perdu leur âme. Le premier fut Juda.

A contrario, la pauvreté de la communauté est une honte pour ses membres ! Aujourd’hui, l’Eglise diocésaine manque cruellement de moyens pour venir en aide aux nécessiteux, entretenir ses églises, améliorer ses installations et ses équipements, former ses serviteurs, s’adapter au monde, éduquer ses jeunes, soutenir ses artistes, monter de nouveaux projets… L’annonce de l’Evangile en souffre ! Certains fidèles savent se montrer généreux dans des rassemblements, des pèlerinages, des communautés, mais non au profit des paroisses et du diocèse.

Pourtant, la Parole de Dieu fait du don une source de bénédiction, et rappelle que « à semer trop peu, on récolte trop peu, à semer largement on récolte largement » (2Co 9, 6). A tous, je rappelle donc, en ce carême, quelques principes de l’offrande dans l’Eglise :

• Le Denier de l’Eglise est l’offrande principale du chrétien (fidèle ou clerc). Le Denier atteste de l’appartenance du donateur (quel que soit son niveau de revenu ou sa qualité) à la famille des baptisés. C’est une contribution financière régulière, officielle et substantielle à la vie de l’Eglise. La quête couvre les dépenses courantes des paroisses ; les offrandes du casuel (baptêmes, mariages, funérailles) couvrent les frais liturgiques ; les legs sont un acte de justice et de bonté pour la famille chrétienne qui nous accompagne dans la vie, dans la mort et au-delà. Le Denier reste l’acte principal de communion : une façon d’aimer et de servir Dieu et son prochain. Cela doit coûter, sans se ruiner. Si on n’offre que de son superflu, ce n’est pas de l’amour.

• Le Denier est un sacrifice libre et généreux qui plait à Dieu. A l’exemple d’Abel, on donne parce que Dieu est bon et digne de notre confiance. On s’en remet à Lui. Avant les paroles et la pratique, c’est un acte qui témoigne de la confiance en la bénédiction divine pour soi-même et pour sa famille. Il ne s’agit pas d’abord de faire plaisir au clergé, même si celui-ci est appelé à encourager ce geste ! Le Denier de l’Eglise est un acte spirituel de foi, de charité, et d’espérance qui nécessite « une vraie largesse et non une mesquinerie » (2 Co 9, 5). C’est pour cela que ceux qui donnent, en se privant d’une partie de leur nécessaire, éprouvent une véritable joie, et ne manquent jamais de rien. Ce don est un acte de libération, une bénédiction.

• Le Denier est un soutien matériel et moral aux actions de l’Eglise. Comme dans toute communauté humaine, c’est une cotisation qui permet de faire vivre la mission de l’Eglise et de soutenir ses actions et ses serviteurs. On donne donc pour financer et soutenir concrètement les oeuvres de l’Eglise, qui sont d’abord celles de Dieu, en ce monde. L’offrande du Denier de l’Eglise est donc un acte d’une grande maturité spirituelle. C’est le fait des fils et filles de Dieu qui prennent part au Royaume et entrent vraiment dans le plan du Père. L’Eglise n’est pas un service public du religieux et ne reçoit aucune subvention. Elle ne vit matériellement et spirituellement que de la générosité de chacun d’entre nous.

Donnez au Denier de l’Eglise. Ainsi commence la fraternité ! 

+ Fr David Macaire, Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France ■

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