Eglise catholique de Martinique
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Vie religieuse & Communautés



Les Sœurs de Saint-Joseph de Cluny à la Martinique

 

4 juin 2015 2015 par Michel DEGLISE

En cette année de la vie consacrée, en lien avec notre revue Église en Martinique, nous vous proposons de découvrir les congrégations religieuses présentes en Martinique : la congrégation des Sœurs de Saint-Joseph de Cluny, fondée par Mère Anne-Marie Javouhey en 1807, est arrivée dans notre île en 1824 pour se consacrer au service de l’éducation de la jeunesse avant de diversifier ses missions. En 2015, leurs établissement scolaires sont toujours au service de l’éducation de la jeunesse martiniquaise.

Les Sœurs de Saint-Joseph de Cluny, arrivées en Martinique le 27 mars 1824, sont aujourd’hui au nombre d’environ 3000, réparties dans 60 pays, 31 provinces, 425 communautés, sur les 5 continents.

Leur fondatrice, Anne-Marie Javouhey (1779-1851), est née à Jallanges (Côte-d’Or) d’une famille très croyante ; deux de ses sœurs la suivront dans son aventure de vie toute donnée à Dieu et à ses frères en humanité. Les premières communautés s’établiront sous le patronage de Saint Joseph, à Cluny, en Bourgogne, non loin de la célèbre abbaye, d’où le nom de « Saint Joseph de Cluny ».

Sa confiance inébranlable en Dieu-Père, et sa forte espérance lui ont fait découvrir que tout homme est aimé de ce Dieu qui veut le bonheur de tous ses enfants, et les appelle à vivre de son amour.

Cette intuition l’a poussée très jeune à se dévouer à instruire et catéchiser les enfants de son village, puis à partir dans les missions lointaines pour évangéliser, porter secours aux nécessiteux, soigner les malades, libérer les esclaves, préparer des jeunes Africains à être enseignants ou prêtres selon la vocation de chacun. La Sainte Volonté de Dieu était sa boussole. Elle a légué cet héritage à ses Sœurs qui, à travers le monde, se consacrent à de multiples activités sociales, éducatives et pastorales.

Les Sœurs Saint-Joseph de Cluny en Martinique

Ici en Martinique, après avoir œuvré à l’éducation de la jeunesse dans toutes les écoles communales, jusqu’aux lois de laïcisation de 1883, nos Sœurs ont dû se tourner vers d’autres activités :

  • le service des malades dans des dispensaires,
  • l’accueil des orphelins et des pensionnaires,
  • la tenue de petites écoles privées.
    Actuellement, nous nous dévouons dans le secteur de l’éducation et de l’animation pastorale au Petit Couvent de la Rue Lamartine et au Grand Couvent de la route de Cluny. Nos Sœurs de Guyane et de Guadeloupe, qui font partie de la même Province Antilles-Guyane, travaillent aussi dans le même domaine.

Une d’entre nous dirige le centre d’écoute, de prière et de compassion à Eaux Jaillissantes. D’autres s’investissent dans des tâches apostoliques du diocèse, comme

  • le Service des Vocations,
  • la Pastorale de la Vie religieuse,
  • la Pastorale des jeunes,
  • l’accompagnement de catéchumènes de la paroisse,
  • la chorale,
  • l’équipe d’aumônerie de la prison.

A Sainte-Marie, second lieu d’implantation actuelle, nos Sœurs sont bien intégrées dans la Paroisse et, en lien avec le Curé, se consacrent inlassablement à la catéchèse, à l’accueil, à l’animation liturgique et aux visites des malades dans les différents quartiers.

Aidées par de nombreux collaborateurs et Associés laïcs

Selon le charisme d’Anne-Marie Javouhey et avec le Projet Pastoral du Diocèse, nous voulons être présence d’Eglise. Cette dimension spirituelle s’incarne dans l’accueil de divers groupes pour des temps de réflexion ou de prières, l’écoute et l’accompagnement de jeunes ou d’adultes, le soutien des familles.

Nos journées sont partagées entre ces activités apostoliques, que nous ne cessons d’offrir à Dieu dans un abandon total, nos temps de prière personnelle et communautaire, l’écoute et la méditation de la Parole de Dieu, l’office des Heures, les moments de détente et de partage.

A la suite d’Anne-Marie Javouhey, nous croyons que le monde a terriblement besoin d’amour, d’un amour qui sait voir au-delà des apparences, qui respecte l’autre, qui l’accepte tel qu’il est et s’efforce de le voir tel que Dieu le voit, un amour qui l’aide à se réaliser pleinement sous le regard aimant de son Créateur et Père.
Cet idéal, nous essayons de le vivre bien imparfaitement, mais comptant sur la grâce de Celui qui a commencé en chacune de nous son œuvre de conversion et qui l’achèvera sûrement.

Le Pape François, dans sa Lettre Apostolique du mois de décembre dernier, en nous invitant à « vivre le présent avec passion », nous adressait ces mots pleins de force et de vérité : « Que cette Année de la Vie Consacrée soit aussi une occasion pour confesser avec humilité et grande confiance dans le Dieu Amour (cf. 1 Jn 4, 8) sa propre fragilité et pour la vivre comme une expérience de l’amour miséricordieux du Seigneur ». Nous les accueillons avec foi, en filles de l’Eglise.

Quelques phrases tirées des Lettres d’Anne-Marie Javouhey

Si la congrégation devait s’éloigner d’un iota de l’Eglise, mieux vaudrait qu’elle n’existât pas (Lettre 117)

« Avant toute chose, nous devons aimer Dieu, travailler à Le faire servir, aimer en esprit et en vérité le prochain comme nous-mêmes, faisant du bien à tous, selon que la Providence nous en fournira le moyen. » _ (Première Règle de vie, 1805)

La charité pardonne tout, l’humilité arrange tout.(Lettre 617,4, Paris le 2 octobre 1845)

« La jeunesse, c’est sur elle que reposent toutes les espérances de l’avenir ; C’est sur elle que doivent se porter les soins les plus assidus » _ (Lettre 363, 26 juin 1841)

On ne contraint pas des hommes libres, on les persuade. (Lettre 463

Prière Anne-Marie Javouhey

« O Bienheureuse Anne-Marie,
Obtiens-nous la grâce de vivre en plénitude notre baptême,
de réaliser, comme Jésus-Christ, la Volonté de Dieu,
d’être comme Lui, des témoins de la présence du Père
plein de tendresse et de miséricorde.
Amen. »

Les Sœurs de la Communauté de Fort-de-France



 


Les Sœurs Dominicaines Missionnaires de Notre-Dame-de-la-Délivrande

 

11 mai 2015 2015 par Michel DEGLISE

Comme le montre sa biographie, Mgr David Macaire, notre nouvel archevêque, nommé le 7 mars 2015 par le Pape François, a été leur élève au Morne Rouge, de 1972 à 1984 : c’est avec elles qu’il a découvert la spiritualité de Saint Dominique.
Nous avons demandé à Sr Jeanne-Marie Chroné, prieure générale, de nous faire découvrir la naissance et l’histoire de cette congrégation martiniquaise implantée aujourd’hui dans plusieurs régions du monde !

La nuit de Noël 1862, une jeune Martiniquaise de la ville de Saint-Pierre, Laure Sabès, cadette de la fratrie, va avec toute sa famille à la paroisse du Morne-Rouge, vivre le Sacrement de la Réconciliation, pour mieux célébrer la grande fête de la Nativité du Seigneur. Cela se vivait ainsi dans la famille Sabès. Après avoir reçu le Sacrement de la Réconciliation, Laure reste plusieurs heures au pied de la statue de Notre-Dame de la Délivrande, priant et pleurant. Elle est touchée profondément par la Grâce de Dieu. Laure est saisie par le Seigneur comme saint Paul sur le chemin de Damas.

Cette nuit de Noël, où nous faisons mémoire de la naissance de Dieu qui se fait homme en Jésus, est celle d’une grande naissance, dans la vie de Laure. Dès cet instant, Laure modifie complètement son comportement. Fini les soirées, les vêtements extravagants, le « décorum » bourgeois. Une toilette simple remplace les frivoles ornements de vanité. Laure bascule radicalement. Toujours aussi belle et intelligente, elle se met au service de Dieu, des pauvres, dans une grande générosité et un grand amour. TOUT est pour Dieu, avec Dieu, en Dieu. Le fruit de cette réconciliation avec Dieu, son abandon total à la Volonté de Dieu, par son OUI, sont signes de l’éclosion de la Congrégation des Filles de la Délivrande. Née dans une famille de la grande bourgeoisie de Saint-Pierre (Père exerçant la profession libérale de Notaire et Mère tenant une boutique de la grande mode parisienne), Laure entraîne dans cette merveilleuse aventure avec Dieu, sa sœur aînée Hermance et sa mère. Toute la famille Sabès offre son concours.

Laure et Hermance se dépensent sans compter. Elles accueillent, soignent, instruisent, conseillent, habillent les pauvres. Le magasin de Mme Sabès devient une réserve inépuisable. Laure ne se limite pas au Morne-Rouge, elle parcourt la campagne pour sortir de leur misère les pauvres délaissés et méprisés. Devant un tel dévouement, le père Duffrien, curé de la paroisse, pense, en 1865, le moment venu de réaliser le projet longtemps caressé par le premier évêque nommé à la Martinique en 1850, Mgr Le Herpeur : fonder une congrégation autochtone qui se livrerait aux œuvres les plus délaissées, et permettrait aux jeunes filles du pays désirant répondre à l’appel de Dieu dans la vie religieuse, d’y répondre sans difficulté. D’autres jeunes filles présentes dans le sillage de Laure se joignent à elle.

Le 2 février 1868 (vingt ans après l’abolition de l’esclavage), naît la Congrégation des Filles de la Délivrande. A la prise d’habit du 2 juillet 1868, Laure reçoit le nom de sœur Marie de la Providence et Hermance, sœur Marie Anselme. Sœur Marie de la Providence devient la Responsable de la Congrégation et bien que Novice, est Supérieure Générale. Elle choisit comme devise à la Congrégation Aimer, Souffrir, Agir. Malgré des critiques, venant des congrégations déjà existantes dans l’île, et l’interdiction du Gouverneur pour toute nouvelle fondation, Mère Marie de la Providence, avec l’ensemble des jeunes filles et sa sœur, continuent de se dévouer au service des pauvres, des anciens esclaves pour qu’ils retrouvent leur dignité (école au Morne-Rouge, Pensionnat, visite des cases disséminées dans la forêt, alphabétisation, catéchisme).

Le 8 décembre 1868, le nouvel évêque, Mgr Fava, propose à la nouvelle congrégation de s’installer dans la capitale Saint-Pierre. Elle ouvre une école de garçons, assure le catéchisme aux adultes, aux personnes âgées et aux enfants, aux sourds-muets, aux ignorants et les prépare aux sacrements de l’initiation chrétienne. Elle accueille des orphelines dans la communauté. Mère Marie de la Providence et ses filles continuent, malgré les situations difficiles, à s’abandonner à la volonté de Dieu. Elles demeurent toujours souriantes, compatissantes et avancent sous son regard d’Amour pour sa seule et unique Gloire.

Après avoir envoyé un rapport à Rome concernant l’origine, le but et la situation de sa Congrégation, Mère Marie de la Providence reçoit en 1882 l’accord suivant : Les Filles de la Délivrande ont la qualité et les droits de congrégation religieuse, le droit d’élever et d’instruire les jeunes filles et les garçons. En 1884, la Congrégation est appelée par Mgr Fava, évêque de Grenoble, à s’installer dans un quartier pauvre pour assurer la pastorale des migrants, nombreux à cette époque.

En moins de cinq ans, les sœurs mettent sur pied : un patronage, un ouvroir, une bibliothèque, une école, un couvent et une église. La Congrégation s’ouvre à d’autres horizons. En septembre 1891, deux sœurs martiniquaises et deux sœurs grenobloises partent en Egypte pour s’installer dans un quartier populaire du Caire.

En 1893, la Congrégation a vingt-cinq ans. Une nouvelle fondation voit le jour, en Égypte, à Faggalah,au Caire, pour les pauvres. Les sœurs installent un dispensaire, un pensionnat, un service de gardes malades. Elles reçoivent la direction d’un hôpital. En 1894, cinq sœurs martiniquaises et quatre grenobloises rejoignent ces différentes missions. Ces lieux deviennent un véritable témoignage de la charité de l’Église auprès des non-chrétiens. En 1901 apparaît un décret contre les congrégations religieuses enseignantes en France, provoquant de nouveaux remous. Mai 1902, l’éruption volcanique qui a détruit la ville de Saint-Pierre, voit la disparition d’une vingtaine de sœurs de la Congrégation. Juin 1902, six sœurs du Morne- Rouge partent pour la fondation au François.

Le 30 août 1902, une nouvelle éruption de la Montagne Pelée, sous le versant du Morne-Rouge provoque de nombreux dégâts et la destruction du berceau de la Congrégation. Deux sœurs périssent, tandis qu’elles prodiguaient des soins aux blessés. Janvier 1906, cinq sœurs commencent une mission à Milan avec l’accord du Cardinal Ferrari.

Décembre 1906 , la statue de Notre-Dame de la Délivrande, retrouvée intacte dans les décombres du Morne-Rouge après l’éruption volcanique, est installée à l’église de Redoute. En 1907, un nouveau curé s’installe au Morne-Rouge et commence la reconstruction de l’église.

5 février 1911, naissance de Mère Marie de la Providence au ciel à l’âge de 70 ans. Ses dernières paroles : Mon Dieu, je crois, j’espère et je vous aime de tout mon coeur, augmentez mon amour. « Jusqu’à présent vous avez eu des grâces ordinaires, mais à partir de maintenant, vous aurez des extraordinaires ». La congrégation a quarante-trois ans d’âge, et rayonne en Martinique, lieu de sa naissance, en France, en Égypte, en Italie.

En novembre 1912, la statue de Notre-Dame de la Délivrande quitte Redoute et revient dans son sanctuaire au Morne-Rouge. Deux sœurs de la Congrégation accompagnent ce transfert pour s’y établir définitivement. Entre 1932 et 1933, le couvent du Morne- Rouge est reconstruit.

En 1941, les Filles de Notre-Dame- de- la-Délivrande sont affiliées à l’Ordre de Saint-Dominique et revêtent l’habit de l’Ordre des Prêcheurs. La congrégation est désormais reconnue sous l‘intitulé : Congrégation des Soeurs Dominicaines Missionnaires de Notre-Dame de la Délivrande.

En novembre 1945, trente-quatre ans après ses obsèques, le corps de Mère Marie de la Providence est exhumé et transféré dans la chapelle du Couvent de Saint- Martin-d’Hères. Un incident lors du transfert nécessite le changement du cercueil. Cette opportunité permet aux sœurs présentes de la revêtir de l’habit dominicain. Ses traits bien conservés, et ses membres souples, facilitent ce changement d’habit. Aujourd’hui présente dans la chapelle du Couvent de la Maison générale située à Saint Martin-d’Hères, dans le diocèse de Grenoble, Mère Marie de la Providence continue à intercéder pour le diocèse de la Martinique et sa Congrégation, où les sœurs assurent diverses missions dans plusieurs parties du monde :

1) Région de la Caraïbe

- Martinique (quatre communautés situées au Morne-Rouge, François, Redoute et Ravine-Vilaine) : les sœurs assurent une mission en pastorale (catéchèse, liturgie, sacristie, visite des malades et des personnes seules ou âgées, etc.), dans le monde de l’éducation (deux établissements scolaires comprenant la Maternelle et le Primaire, et un collège), à la radio diocésaine, dans l’accompagnement de
personnes âgées dans un foyer, dans l’animation du pèlerinage du Rosaire…

- Sainte-Lucie (Anglophone) (deux communautés situées à Morne- Fortune et Gros-Ilets) : les sœurs assurent une mission dans le monde de l’éducation, la santé, home de personnes âgées, home pour enfants abandonnés et en difficulté, le social, la pastorale,

- La Dominique (Anglophone) (une communauté à Canefield) : les sœurs ont une mission dans le monde de l’éducation, la santé, la pastorale des jeunes et des vocations.

2) Région Europe

- France ( la maison générale à Saint- Martin-d’Hères dans le diocèse de Grenoble, et une communauté à Martigues dans le diocèse d’Aix-en- Provence) : Les sœurs assurent des missions diverses en pastorale, le monde de la santé, le social.

- Italie (une communauté à Milan, dans le diocèse de Milan) : Foyer de personnes âgées.

- Suisse (une communauté à Fribourg, dans le diocèse de Genève, Lausanne, Fribourg) : lieu de formation pour les études théologiques et bibliques, les sœurs assurent une mission en pastorale du catéchuménat et vivent un partenariat dominicain avec la communauté des frères.

3) Région du Moyen-Orient

- Égypte : deux communautés (Caire et Héliopolis). Les sœurs assurent une mission éducative pour les filles en majorité musulmane, par les deux établissements scolaires qu’elles dirigent. Ces établissements accueillent des enfants et des jeunes, du jardin d’enfants à la classe de Terminale.

- Liban : deux communautés (Araya dans la banlieue de Beyrouth sur le chemin de Damas et Ghosta dans la montagne) Les sœurs assurent une mission éducative pour les filles et les garçons par les deux établissements scolaires qu’elles dirigent. Ces établissements accueillent des enfants et des jeunes, du jardin d’enfants à la classe de Terminale.

4) Région Afrique

- Madagascar : Noviciat avec onze jeunes filles en formation quatre sœurs professes (deux viennent de la Martinique, une du Liban, une est de Madagascar). Cette communauté, toute nouvelle fondation, accueille et aide avec les jeunes du Noviciat, les enfants très nombreux dans les rues à cause de la pauvreté des familles. Leur mission est d’aider ces enfants à sortir de leur calvaire en accompagnant les parents.

Sr Jeanne-Marie Chroné
Prieure générale de la Congrégation



 


Jour de joie au Monastère des Bénédictins

 

11 mai 2015 2015 par Michel DEGLISE

En la Fête de la Nativité de la Vierge Marie, dimanche 8 septembre 2013, Frère Thierry, moine du Monastère des Bénédictins de Terreville, a été ordonné prêtre par Mgr Michel Méranville.

Dimanche 8 septembre 2013

L’assistance était celle des grandes fêtes au Monastère Notre-Dame du Mont des Oliviers en ce dimanche après-midi : quand la chorale Orchidées de Schoelcher, sous la direction de Judes Duranty, a entonné le chant d’entrée :" Rassemblés avec Marie ta Mère, Seigneur Jésus, donne-nous ton Esprit", l’église du monastère était remplie et de nombreuses personnes devaient rester debout aux portes d’entrée.

Les délégations les plus importantes, conduites par leur maire respectif, sont venues du François, commune natale de Frère Thierry, et de Schoelcher, commune où est implanté depuis 1965, le monastère des Bénédictins.

De nombreux prêtres et diacres diocésains avaient également tenu à être présents pour accueillir dans le presbytérium de la Martinique le nouveau moine-prêtre.

A la demande de Mgr Méranville, ce sont les moines-prêtres du monastère, père Joseph et dom Peter Caesar, prieur, qui ont présenté Frère Thierry. Le père prieur a rappelé le parcours accompli par le futur prêtre et a conclu son discours en confirmant que Frère Thierry possédait bien toutes les aptitudes requises pour la charge du sacerdoce et qu’il le jugeait donc digne d’être ordonné.

Après dialogue avec l’ordinand, Mgr Méranville lui a confirmé qu’il le choisissait pour l’ordre des Prêtres.

Après la liturgie de la Parole et l’homélie de Monseigneur, celui-ci s’est à nouveau adressé à Frère Thierry, lui demandant de confirmer devant l’assemblée, son intention de recevoir l’ordination sacerdotale et d’accomplir fidèlement les ministères qui lui sont liés.

L’engagement de Frère Thierry ayant été confirmé solennellement, Monseigneur a alors confié à la miséricorde de Dieu Frère Thierry, choisi comme prêtre, puis il a demandé au Seigneur de répandre sur lui les dons de son Esprit.

Pendant le chant de la Litanie des saints, l’ordinand a adopté l’attitude la plus solennelle de la liturgie en s’étendant par terre devant l’autel, ce geste de la prostration signifiant l’abandon tout entier dans les mains de Dieu.

Pendant que le choeur des moines chantait le Veni Creator, l’ordinand agenouillé devant l’Evêque a reçu le sacrement de l’ordre par l’imposition des mains de Monseigneur ; chaque prêtre présent, à commencer par les moines-prêtres, refaisant ensuite ce geste d’imposition pendant que l’Evêque lisait la prière de l’ordination.

Le nouveau prêtre a reçu ensuite ses vêtements sacerdotaux, l’étole sacerdotale et la chasuble des mains du père prieur, du père Joseph et du père Gilles Aizo, puis il a également reçu des mains de l’Evêque l’onction du saint chrème dans les paumes des mains, avant de recevoir le pain et le vin qu’il présentera à Dieu au nom du peuple fidèle.

Reçu dans l’ordre des prêtres, Frère Thierry est alors salué par Monseigneur, puis par chacun de ses frères prêtres.

Pendant toute la suite de la liturgie, il se tiendra à la droite de Mgr Méranville.

Tout au long de la cérémonie, les moines bénédictins ont accompagné leur frère en interprétant les chants grégoriens de la liturgie du jour, et pendant l’offertoire, frère Maxence, moine-prêtre bénédictin, a fait magnifiquement retentir les harmonies de sa chora avec laquelle il a interprété les chants de la présentation des dons.

Après la communion, le nouveau moine-Prêtre s’est adressé à toute l’assemblée pour remercier tous ceux qui l’ont aidé dans son parcours, à commencer par sa famille, l’ancien curé de sa paroisse du François, le père Meyer, Mgr l’archevêque, le père prieur et ses frères moines, ses formateurs de l’abbaye de Ligugé et tous ceux qui ont tenu à être à ses côtés en ce jour solennel. Il a conclu son intervention en demandant à tous de prier pour lui afin qu’il soit à la hauteur de la charge qu’il venait de recevoir.

Après la bénédiction donnée par Mgr Méranville, c’est dans une grande joie que l’assemblée a raccompagné le nouveau moine-prêtre lors de sa sortie de l’église du monastère. Enfin, tous les participants, clercs et laïcs, ont été invités à partager la collation préparée par les moines pour terminer cette journée de fête pour la communauté bénédictine du monastère de Notre-Dame du Mont des Oliviers.

A la fin de la célébration, nous avons demandé au père Luc Philippon, D.E.I., présent avec une vingtaine de prêtres diocésains, de nous donner ses impressions sur cette belle cérémonie :

« Cette ordination sacerdotale d’un moine bénédictin est un bienfait que nous recevons de Jésus qui intercède encore et toujours auprès du Père pour nous. Ce nous engloble toute l’Eglise, notre Mère qui ne cesse d’enfanter les vocations avec la prière des saints. Ainsi, c’est dans le coeur de l’Eglise que Sainte Thérese de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face a découvert le don de chanter sa vocation à l’amour : "Dans le coeur de l’Eglise ma Mère, je serai l’amour".

Ce nous, c’est l’ Eglise qui nous a donné aussi au 6ème siècle Saint Benoit de Nursie , dont la règle est encore observée dans les monastères. Rendons grâces à Dieu pour frère Thierry et toutes les vocations bénédictines que Dieu donne aujourd’hui à notre église particulière de la Martinique dans le corps de l’Eglise universelle. Gaudeamus ! Réjouissons-nous ! »

« Enfin, de la célébration proprement dite, je garde deux perles :

- Lors de la présentation du candidat à l’Archevêque par Dom Peter Cæsar, je retiens que le moine s’il entre au séminaire pour devenir prêtre, porte déjà en lui l’esprit du service proposé à tout postulant à la vie bénédictine ,"c’est à cette fin que nous voulons fonder une école où l’on serve le Seigneur "(prologue). Cette pensée du Père prieur me donne l’ occasion de rendre grâces au seigneur pour tout le bien qu’il m’a fait à Saint Benoit sur Loire, à Saint Wandrille , à Boutbois, sans oublier ce haut lieu de fête Dimanche.

- Dans son homélie, Monseigneur Méranville a rappelé l’amour de préférence pour le Christ,ce qui fait de chacun de nous un disciple : "Etre disciple, c’est suivre le Christ, l’imiter, adhérer à lui par amour. »

La radio diocésaine, Radio Saint-Louis, a retransmis en direct cette ordination sacerdotale pour permettre à tous les fidèles qui le souhaitaient d’être en union avec le monastère de Terreville en ce jour de fête pour tout le diocèse.

Les photos illustrant cet article sont l’œuvre du père Luc Philippon.

Horaire des offices au monastère de Terreville

Horaire du Dimanche Offices Horaire en semaine

5h15 Vigiles 5h15

7h15 Laudes 6h30

9h30 Messe 8h00

12h15 Sexte 12h15

15h30 None Non accessible au public

17h15 Vêpres 17h15 ( jeudi : 18h00)

20h20 Complies 20h20

L’Office, ou prière chorale, est la prière que l’Eglise offre solennellement à Dieu pour le salut du monde. A Terreville, il est entièrement chanté selon le vœu du fondateur, Dom Léonce Crenier.

• Quand on a un jour férié dans le monde, la messe est à 9h30.
• Les Offices de Sexte et None désignent la prière de la sixième heure (milieu du jour) et de la neuvième heure (théoriquement trois heures après) ; en fait, ces deux Offices se rapprochent le plus possible du milieu du jour et encadrent généralement le déjeûner.
• Les Complies, dernier Office de la journée avant le repos de la nuit, est précédé d’une lecture spirituelle, ce qui peut faire varier de quelques minutes l’arrivée des moines.

La prière quotidienne du moine se compose de trois éléments :
1. La prière chorale ou Office, vue plus haut ;
2. La prière privée qui est un face à face avec Dieu dans le silence et le recueillement, de préférence devant le Saint Sacrement, présence réelle du Christ.
3. La Lectio Divina est la lecture savoureuse et contemplative de la Parole de Dieu, suivie de la lecture des commentaires qu’en ont fait principalement les moines de tous les temps.



 


Foyer de Charité Saint-Joseph

 

15 septembre 2019 par Eglise catholique de Martinique

Informations :

- En semaine : Laudes à 7h et Messe à 7h30
- Dimanche et fêtes : Messe à 9h

Activités Septembre 2019 :

- Dimanche 15 septembre 2019 : Messe à 9h

- Du 16 au 22 septembre : retraite fondamentale

Thème : « Soyez toujours dans la joie »
Intervenant : Père Gérard Tietcheu

- Du 27 au 29 septembre : week-end spirituel

Thème : « Prier de tout son être la Parole de Dieu »
D’après la pédagogie des Pèlerins Danseurs
Intervenants : Mme Danièlle Davenel (Membre des Pèlerins Danseurs)
Et Père Emmanuel Aine

Renseignements et inscriptions : 0596 58 20 30

- Le programme des retraites 2019 est disponible sur le site internet du Foyer de Charité !

Les activités du Foyer de charité

  • Les retraites : 1. fondamentales 2. Approfondissement
  • Les récollections
  • La veillée du 31 décembre
  • Notre mission d’accueil
  • Les activités ordinaires
Le Programme des retraites 2019

L’esprit du Foyer

A l’origine des Foyers de charité : la prière et l’offrande d’une baptisée, Marthe Robin, et l’audace et le charisme d’un prêtre, le père Georges Finet.

Marthe Robin (1902 - 1981) est une paysanne de la Galaure (Drôme). Enfant de santé fragile, elle est atteinte d’une paralysie progressive et douloureuse à l’âge de 16 ans.

Après des année de ténèbres, elle comprend que :
porter sa croix, ce n’est pas mettre des boulets à ses pieds, mais des ailes à son coeur.

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