Eglise catholique de Martinique
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Une Histoire simple !


Mystérieux ce virus universel qui se répand depuis toujours partout où l’être humain bâtit sa demeure. Il était là, à l’affût de nos premiers parents, à peine installés dans le jardin d’Eden, qui batifolaient, insouciants parmi les fleurs, en attendant les visites quotidiennes du Créateur ; il était là, déjà tapi dans le fond du cœur de leur fils aîné, qui vit les offrandes de son frère agréées par le Seigneur ; il révéla son extension pandémique quand tous les peuples unis, ou plutôt complices, pour une dernière fois, eurent la prétention de s’élever jusqu’au ciel et plus haut que le Très-Haut ; même noyé après 40 jours et 40 nuits de pluie, et malgré le confinement dans une arche d’une poignée d’individus, il continua à contaminer notre pauvre espèce ; on le retrouva, inatteignable, sous une forme presqu’asymptomatique chez un riche nomade d’Ur en Chaldée, alors qu’il était hors de contrôle dans les villes voisines de Sodome et de Gomorrhe, il se répandait dans le monde et sévissait jusque dans les familles, si bien qu’un jeune homme brillant fut vendu par ses propres frères comme esclave ; il manqua de décimer la race d’Abraham, avant d’exténuer l’Egypte dont il rongeait le cœur du Pharaon ; il fallut plus de 40 ans d’isolation au désert pour qu’un prophète appelé depuis un buisson ardent puisse faire respecter au peuple des contaminés les mesures sanitaires censées le protéger…

Malgré la régulière et répétée vaccination prophétique, et le témoignage des saints réchappés, l’insidieux virus revenait toujours de vague en vague et terrorisait perfidement les rois, les prêtres, les soldats comme les paysans. Il n’épargnait personne : de crimes en trahisons, de guerres en déportations, de blasphèmes en batailles, de tueries en adultères, de sorcelleries en simonies1 son empire s’étendit d’âge en âge sur ceux qui ne craignaient pas Dieu.

Il ne vit pas de limite à sa puissance lorsque Le Fils Bien-Aimé, objet de toutes les promesses et de toutes les tendresses du Tout-Puissant fut torturé, puis crevé en récompense de son innocence et de sa bienveillance universelle.

La félonie la plus grande de l’infâme microbe est encore aujourd’hui de persuader ses victimes de fuir toute médication, toute prévention et de n’espérer aucune guérison : notre pauvre humanité, pourtant créée pour la vérité, la paix, l’amour et la joie se contente de survivre, à la surface d’elle-même, réduite à la méfiance, à la défensive, à la suspicion et à la tristesse, ne cherchant qu’à jouir d’une maigre pitance pour fuir les attaques de l’ennemi invisible.

En attendant, plus criminel que les pires criminels, plus meurtrier que les épidémies les plus virulentes, plus dangereux qu’une invasion de scorpions, le mal bat tous les records de morts. Et ce, depuis toujours. D’ailleurs il tue tout, et toujours. Il tue les hommes, les femmes, les enfants, il tue la famille, il tue l’amour, il tue les couples, il tue les villes et les villages et même les îles lointaines. Il tuerait même les églises s’il le pouvait (il l’a déjà fait), il se venge en détruisant ses membres, il perce les corps, il séduit les âmes… Il semble être toujours là. D’ailleurs, il est là.

Ce virus, c’est le péché… et nous ne nous en protégeons guère !

Néanmoins, l’histoire est simple. Pour Adam et Eve, pour Caïn, pour les citoyens de Babel, pour Noé, pour Abraham, pour les fils d’Israël, pour Moïse et les prophètes, pour le peuple de Dieu, pour nos contemporains de toutes langues, peuples et nations, pour moi, pour toi aujourd’hui, comme pour nos défunts, pour ceux qui aiment comme pour ceux qui n’aiment pas, pour ceux qui tentent de faire le bien, pour ceux qui ne l’espèrent même plus…. Bref pour tout être humain qui bâtit sa demeure dans ce monde, il n’y a qu’un choix : le péché ou Celui-là seul qui l’ait vaincu, la mort ou la vie, la malédiction ou la bénédiction, le mal ou le bien… (Deutéronome 30,15-20).

Soit rien, soit JESUS.

C’est maintenant ou jamais.

+ Fr David Macaire, Archevêque
de Saint-Pierre et Fort-de-France ■

NDLR : 1 consiste en l’achat, la vente de biens spirituels, de sacrements, de postes hiérarchiques, de charges ecclésiastiques ou de services intellectuels.



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